Le “confinement” en 1353 et 1720

Le “confinement” en 1353 et 1720

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Sur “Twiter” et le Journal “Le Figaro”, plusieurs historiens  se sont penchés sur les anciennes épidémies et ont fait ressortir d’anciens documents de “confinement” en 1353 et 1720.

En 1353: (1)

Le principe de “contagion” pousse de plus en plus au confinement, à Paris, en 1353, on demande aux gens de calfeutrer leurs fenêtres avec des draps, on place des croix de bois aux portes des foyers contaminés tandis que des sergents de ville veillent au respect des mesures publiques dans les rues. Il n’est évidemment pas question d’empêcher absolument les habitants de sortir. Les malades eux-mêmes le peuvent, ainsi que les leurs, mais doivent s’appuyer sur un bâton blanc pour être bien identifiables.

(1) compte Twiter “Actuel Maoyen Age”

En 1720

L’historien FERRER-BARTOMEU Jérémie de l’Université de Neuchâtel, nous fait partager une “Attestation de sortie dérogatoire” pour Alexandre COULOMB.

C’était il y a 300 ans mais le réflexe politico-administratif a quelque chose de familier en ces temps où la France est frappée par le coronavirus. Le 4 novembre 1720, Alexandre Coulomb fait viser par les “consuls du lieu de Remoulin” un laissez-passer l’autorisant à gagner Blauzac, sans être gêné dans ses mouvements par les autorités. La distance à parcourir est inférieure à 20 kilomètres et ne lui fera même pas quitter ce qui est aujourd’hui le département du Gard mais les pouvoirs publics ont alors une très bonne raison de réguler drastiquement sorties et circulation des individus: la Provence subit alors, et depuis le 25 mai 1720, une terrible épidémie de peste, dans sa forme bubonique. Il s’agit là de la dernière grande offensive de la peste en France. Elle emportera 100.000 vies en deux ans, le quart de la population provençale en ce début du XVIIIe siècle.

“Nous Consuls du Lieu de Remoulin certifions à tous qu’il appartiendra que Alexandre Coulomb consul habitant de ce lieu âgé de vingt huit ans d’une taille médiocre cheveux châtains part de ce lieu où il n’y a aucun soupçon de Mal Contagieux pour aller à Blozac (Blauzac, Gard). Prions tous ceux qui sont à prier de lui donner libre, entrée & assuré passage. En foi de quoi nous lui avons accordé le présent certificat pour servir ainsi qu’il appartiendra. A Remoulin ce 4e Nbre mil sept cens vingt. Fabre Juge-Consul.”

Au XVIIIe siècle, la répression était très stricte. C’est pourquoi il était si important de disposer d’un sauf-conduit émanant d’une autorité.

Afin de nous consoler des nos obligation actuelles, sachez que Venise, au XIVe siècle, décide de fermer ses portes aux individus venant de régions pestiférées à moins qu’ils n’acceptent de patienter dans une localité voisine pendant 40 jours, suivant en ça un précepte d’Hippocrate qui considérait qu’au-delà de 40 jours une maladie était de toute façon inguérissable.

 

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